« Dodo l'enfant do, l'enfant dormira bien vite, dodo, l'enfant do, l'enfant dormira bientôt ! » Pendant que Miro s'amuse à déchiqueter les rideaux, mon esprit vagabonde et entend cette douce berceuse. Ô oui ! Douce berceuse ! Elle m'emmène, loin d'ici, avec elle. Dans ce monde qui est le mien, rien qu'à moi tout seul ! Je la suis, je ne peux pas m'en empêcher, ça fait du bien. Elle me guide, si bien, elle m'emmène. Mes yeux ont envie de se fermer, je respire. Ça sent si bon. Et pourtant ça ne sent pas bon, c'est étrange, c'est juste une odeur, que je ne suis plus habitué à sentir. Une odeur pleine de souvenirs... Je me laisse transporter, ce voyage est agréable. Tout se colore, tout est beau, tout est rose, on a envie de tendresse, de manger des fraises tagadas allongés dans l'herbe, de respirer les pâquerettes et les marguerites, de nager dans une rivière glacée, de faire l'amour à l'ombre d'un arbre, de regarder les nuages qui passent, tout doucement, et de rire en trouvant quelle forme ils ont... et ici, on peut le faire !
Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.
Mon portable sonne, c'était un rêve, rien qu'un foutu rêve de merde ! la loose ! c'est naze ! J'en ai marre, c'est décidé, je vais vivre dans un film, moi aussi !